Jeanne Simone

Le Goudron n'est pas meuble

 

Jeanne Simone, créée en 2004 à Besançon sous l'impulsion de la danseuse et chorégraphe Laure Terrier, est né du désir d'explorer une dramaturgie du corps dans sa quotidienneté et dans l'histoire personnelle qu'il porte.

Avec Le Goudron n'est pas meuble, "Six "doux perturbés" investissent un lieu. Un lieu de vie, de croisements, de rencontres, avec ses codes topographiques et sociaux qu'ils n'auront de cesse de faire onduler. Les musiciens et danseurs sont les échos décalés de l'être humain, de ses folies, de ses mouvements... Chacun avec son individualité."

 

En 2007, la compagnie Jeanne Simone était venue affiner sa création Le goudron n'est pas meuble au pOlau, à la recherche de conseils à la fois techniques et artistiques.



Les créations de Jeanne Simone s'inventent et se construisent en relation intime avec le lieu et avec le public, sur le mode de l'improvisation, dans un rapport perceptif et sensoriel. Tous les lieux probables et improbables deviennent des territoires et sont la source de l'acte artistique.
La danse, nourrie de danse-contact et des principes du Body-Mind Centering, emprunte postures et gestuelles du quotidien. L'écriture chorégraphique et sonore est nourrie des perceptions des corps en relation à l'environnement (rue, forêt, appartements...).

Chaque spectacle est une création unique qui s'attache à transformer l'espace de représentation où danseurs, musiciens, éclairagistes, cinéastes, spectateurs ou passants forment un tout.

Créations précédentes:
Le goudron n'est pas meuble (2007-2008) - danse surréalisme et vagabondage
Des mondes (2007) - Duo danse et contrebasse tout terrain-
Et / Ou (2005) - Quatuor danse musique et cinéma -
Duo Laure Terrier - Nicolas Desmarchelier (2004)



Création 2007-2008 de Jeanne Simone

"Deux femmes et quatre hommes sont là, dans la rue, ils se fondent dans le paysage urbain. Ils sont "comme tout le monde", ils boivent un café en terrasse, traversent un passage clouté, attendent au coin d'une rue... Petit à petit, ils se révèlent individuellement, au milieu des gens, à travers la vie des passants et des spectateurs.

L'espace public est leur scénographie, tout en étant le moteur de leurs actions. Une fois identifiés, ils se rencontrent, réunis par le passage d'un camion, la chute d'une pomme tombant d'un étalage, l'aboiement d'un chien ou tout autre événement qu'offre le lieu à ce moment présent.
Le choeur qu'ils forment construit dés lors des espaces dans l'espace, par la circulation des corps, par l'utilisation de rubalise, par des constructions à partir du mobilier urbain...
Avec quelques instruments de musique et objets (contrebasse, trombonne, cuillères, ballons, rouleaux de scotch) et le mobilier urbain, ils font écho à la réalité sonore du lieu, à ses résonances et tracent des trajectoires.
Ils sourient du systématisme de nos comportements habituels pour le réinterpréter, mettent à jour ce que le corps s'interdit mais qui est à sa portée, qui peut naître de ses désirs et de ses transgressions. Ils suscitent la surprise, l'étonnement et souvent l'éclat de rire.
Lorsqu'ils ont redonné vie à cet espace, que l'on pratiquait sans plus regarder, par habitude, qu'ils l'ont retourné, mis en corps et en sons, ils s'y posent et laissent réapparaître le flux de la réalité.


Goudronneuse: Laure Terrier
Avec: Nathalie Chazeau, Laure Terrier, Camille Perrin, Damien Grange, Nicolas Lanier, Mathias Forge
Regards précieux de Karim Sebbar, Florence Cabot et Maud Le Floc’h